Nous avons lu les fichiers de liens universels à la source plutôt que de croire les notes de synthèse. Elles se contredisaient sur deux points.
Envoyer quelqu'un dans son assistant IA avec une question déjà écrite paraît trivial. En pratique, chaque éditeur a son format, la moitié ne sont pas documentés, et le paysage a changé plusieurs fois en dix-huit mois.
Voici ce que nous avons vérifié nous-mêmes, le 31 août 2026, et ce que nous n'avons pas pu vérifier.
Deux notes de synthèse nous ont été remises le même jour. Elles se contredisaient sur deux points importants. Plutôt que d'arbitrer entre deux rapports, nous avons lu les fichiers à la source : les fichiers d'association de domaine que chaque éditeur publie pour déclarer quelles adresses ouvrent son application.
Ces fichiers sont publics. Ils s'obtiennent en une requête, et ils tranchent.
Le fichier d'association de chatgpt.com contient un composant qui couvre la racine du site avec le paramètre q, et il n'est pas exclu. Conclusion : chatgpt.com/?q=... ouvre bien l'application sur iPhone. Les paramètres prompt, hints et mode sont couverts de la même façon.
Une des deux notes affirmait que seuls les chemins de partage étaient couverts. C'est faux, et c'était vérifiable en une requête.
Point important : l'envoi automatique du message a été bridé en juillet 2025, en fonction de l'en-tête qui indique d'où vient la navigation. Une navigation venue d'un lien externe, c'est-à-dire exactement le cas d'un lien posé par une marque, est celle qui est concernée. La personne valide donc elle-même.
Pour nous, ce n'est pas une dégradation : c'est notre promesse produit. Nous n'aurions pas construit autrement.
Le chemin /new est couvert par le fichier d'association : l'application s'ouvre.
Le pré-remplissage du message, lui, n'est pas prouvé. Une source datée affirme que le paramètre a cessé de fonctionner à l'automne 2025 sans annonce, une autre affirme l'inverse. Notre propre essai en navigateur piloté est tombé sur une page d'attente anti-robot, donc non concluant.
Conclusion : nous ne proposons pas Claude. Une cible dont on ne connaît que la forme de l'URL n'est pas une cible vérifiée.
Le paramètre udm=50 bascule une recherche Google vers son mode conversationnel. Le paramètre de question est bien conservé, y compris sur une adresse de 1 749 caractères.
Mais nous n'avons pas pu regarder le rendu : depuis notre serveur, Google renvoie une page « trafic exceptionnel », y compris à un navigateur piloté. Et le domaine ne publie aucun fichier d'association pour ce chemin, donc rien ne documente une ouverture d'application.
Conclusion : piste sérieuse, à démontrer sur un vrai téléphone.
Aucun paramètre de pré-remplissage natif. C'est établi par deux sources indépendantes, et par l'existence même des extensions de navigateur qui simulent des événements pour y parvenir.
Nous avons retiré le marqueur de message du modèle d'adresse de Gemini, pour qu'aucune évolution du code ne puisse un jour proposer un bouton qui ouvrirait l'assistant sans le message. Sans ce garde-fou, la page se serait ouverte, vide, et la marque aurait cru que son lien fonctionnait.
Le paramètre de question a été désactivé par Microsoft après une attaque publiée, qui combinait ce paramètre et un envoi automatique non documenté pour exfiltrer des courriels et des documents en un seul clic.
Ne pas activer, et surtout ne pas chercher à contourner : ce genre de contournement fait fermer la porte à tout le monde.
Le format pré-remplit et envoie automatiquement, d'après deux sources concordantes, et notre essai a bien retrouvé le message dans la page rendue.
L'envoi automatique est précisément ce que nous refusons. Ce n'est pas une question technique, c'est un arbitrage : proposer une cible qui envoie sans que la personne ait validé reviendrait à casser la seule promesse qui rend ce produit défendable.
La tendance de fond est nette : là où l'envoi automatique existait, il a servi à des attaques, et il a été bridé ou supprimé. Le paysage qui se stabilise est celui du « pré-rempli, la personne envoie ».
Autrement dit, la contrainte qui ressemblait à une limite est devenue la seule architecture qui tienne. Concevez pour elle.
Ne faites pas porter votre contexte par le message. Une adresse est limitée en longueur, et cette limite varie selon le navigateur, le serveur et les équipements intermédiaires. Faites porter au message ce qui doit être lu tout de suite, et mettez le reste derrière une adresse de contexte que l'assistant ira chercher.
C'est exactement ce que fait Oyya : le message tient sous 1 500 caractères après encodage, et si le contexte déborde, ce sont les faits de secours qui sont retirés un par un, jamais une phrase coupée au milieu.